mardi 15 juillet 2014

mardi 24 juin 2014

BD interactive - Episode 1 - Dragueurs Relous

Séverine Lambour et moi expérimentons à nouveau sur la bande dessinée numérique.

Aujourd'hui, nous vous présentons une histoire à choix multiples sur le thème de la drague. A vous de choisir le comportement de votre dragueur, relou ou respectueux.

Faîtes le bon choix et amusez-vous bien !

http://selam.free.fr/dragueurs-relous/accueil.html

mercredi 26 mars 2014

Cours de dessin gratuits

Ça y est c'est officiel : j'ai ouvert mon site de cours de dessin gratuits.

www.apprends-a-dessiner.com

Vous y trouverez des cours hebdomadaires de base pour débutants ainsi que des informations sur mes applications de cours de dessin sur le croquis et le graphisme.

Sachez qu'une application sur le corps humain est également en préparation ainsi qu'une traduction en anglais de l'application sur le croquis.

Nous allons bientôt lancer une souscription sur Ulule (http://fr.ulule.com/dessiner) pour financer notre application sur le corps humain. Alors si vous avez des idées ou des envies de contreparties, écrivez-nous !

A bientôt,

BS.

mercredi 19 mars 2014

Texte court

Séverine Lambour a trouvé un concours de nouvelles et a écrit un texte court.

Suite à cela, elle m'a convaincu d'en écrire un aussi. Nous étions tous deux décidés à soumettre nos écrits au jury quand, à deux jours de la date limite d'envoi, elle a réalisé que nous n'avions pas respecté le thème principal !

Qu'à cela ne tienne, ils n'auront pas été écrits pour rien.
Voici le mien.

Bonne lecture. :)

L’encombrant constat

“Pourtant j’avais suivi la notice à la lettre : préparer le semis, l’arroser et l’entreposer dans un endroit à l’abri. Un mois après, quand j’ai ouvert la porte de la serre...”
j’ai mis quelques secondes à réaliser ce que je voyais.

Ma serre était modeste, 8 m2. Elle trônait au milieu de mon jardin, tout aussi modeste, de 9 m2. J’y avais entreposé un peu de matériel, une binette, des pots de différentes tailles avec soucoupes assorties, deux ou trois sacs de terreau, un arrosoir en métal, une paire de gants et même une griffe de jardin. Tout le matériel de base de l’apprenti jardinier.

Ma serre donc, ce matin-là, m’est apparue comme totalement étrangère. J’ai cru un instant que quelqu’un était entré, avait renversé ma vieille table de travail, écrasé mes boutures. Mais ce que j’avais d’abord pris pour ses pieds retournés, était en réalité des branches qui s ’élançaient vers le toit. Et pas les plus grosses encore  ! Là où j’avais posé mes semis, sur ma table, et où auraient dû se trouver de petits plants à peine éclos, se dressait un tronc gigantesque, large comme celui d’un baobab. Des ramifications couraient partout dans la serre, s’enchevêtraient, se nouaient, se pressaient les une contre les autres pour s’enfoncer dans des recoins de plus en plus sombre au fur et à mesure que mon regard tentait de suivre leur cheminement.

Je suis resté immobile, les bras ballants, la bouche ouverte. Pendant que mes yeux écarquillés parcouraient ce chaos végétal, une petite flaque de salive se forma lentement dans ma bouche, dans l’espace entre ma langue et les dents de mon maxillaire inférieur. J’ai dégluti
bruyamment.

J’ai avancé enfin dans ce qui restait de ma serre. Je suis passé sur la gauche du tronc, me suis baissé pour passer sous une branche. Très vite, j’ai mis un pied sur une branche, me suis agrippé à une autre. Puis une autre. Mon attention a commencé à se porter de plus en plus sur les gestes liés à ma progression, plus que sur mon environnement. Le placement de mon pied, l’évaluation de la résistance de la branche, l’assurance de ma prise, le juste dosage de la poussée exercée par les muscles de mes cuisses, la régularité de mon souffle. Je ne marchais plus, j’escaladais. Je me rendais bien compte de l’absurdité de cette sensation  : comment pouvais-je escalader un arbre dans une serre qui devait faire tout au plus 3 mètres au sommet de son toit  ? Et pourtant, c’était sûr, je montais. Le cou tendu vers le haut, fouillant l’obscurité des frondaisons, écartant les feuilles, les joues griffées par les branches.

Soudain, un mince filet de lumière a frappé ma rétine. J’ai accéléré autant que j’ai pu. Mes cuisses brûlaient, mes bras tremblaient, je n’avais plus de force dans les doigts. J’ai émergé alors au sommet de l’arbre.

Je me suis arrêté quelques instants pour reprendre mon souffle. Autour de moi ondulait le feuillage de l’arbre et au-dessus, un ciel bleu, lumineux, à perte de vue. Je me suis installé sur une branche et j’ai contemplé ce spectacle. J’étais perché en haut d’un arbre gigantesque. Ma maison, ma serre, étaient bien là, en contrebas mais minuscules, ridiculement petites. Tout mon quartier serpentait au pied de l’arbre, semblable à une maquette, un diaporama ennuyeux et répétitif.

J’ignore combien de temps je suis resté assis là à regarder ma ville. Jamais elle ne m’avait paru si étrangère, si banale, si insignifiante. Cette ville n’avait aucun sens. Cette ville ne me ressemblait pas. Elle ne m’avait jamais ressemblé, à bien y réfléchir. Et pourtant, j’y vivais depuis plus de quinze ans . Pourquoi  ? Pourquoi étais-je encore ici  ? Qui m’y attendait  ? Qu’avait-elle de si précieux que je ne pouvais la quitter  ? Rien. Je savais qu’il n’y avait rien et qu’il n’y aurait jamais rien.

La vérité m’apparut éclatante, énorme, incontournable. Comme le nez au milieu de la figure, comme une vache dans un couloir, comme un baobab dans une serre de 8 m2.
J’ai souri, enfin. Pleinement. Un sentiment de soulagement m’a envahi. Je me suis senti léger, libre comme l’air. J’ai regardé passer un groupe de canards sauvages. Des oies  ? Des pigeons  ? Peu importe. Mon truc à moi, c’était les plantes, pas les oiseaux.
Je les ai  regardé s’éloigner jusqu’à ce qu’ils aient disparus à l’horizon.

Puis je suis redescendu de mon arbre. Je suis sorti de ma serre, sous le regard ahuri de mon voisin. J’ai pris quelques vêtements, mes papiers, de l’argent et je suis sorti. J’ai marché jusqu’à la gare, sans même savoir où j’allais partir. Tout le long du trajet, je n’ai eu qu’une image en tête  : la petite flaque de salive dans la bouche de mon voisin.

Benoît Springer

mardi 21 janvier 2014

Avortement

IVG. Interruption Volontaire de Grossesse.
Partageons ce lien pour qu'il soit référencé le plus possible sur google.
http://www.sante.gouv.fr/ivg
Parce que les femmes doivent avoir le choix.

jeudi 28 novembre 2013

Et bien...

Il était grand temps que je fasse une mise à jour ! 10 mois sans post, record battu ! Bon. Quoi dire ? Je me remets doucement sur mon nouvel album "l'indivision" (scénario de Zidrou), il y a des projets de bijoux, d'applications avec Séverine Lambour, toujours des images persos sur le feu en attente d'encrage faute de temps. Des illustrations de commande, je viens de boucler 15 images pour Hachette pour illustrer des aventures d'Arsène Lupin. Et il y a ce story board réalisé pour Péoléo dont je suis particulièrement content et dont je vous fais profiter ici.








samedi 2 février 2013

Serpents et nouvelles

C'est reparti avec les éditions Hatier. J'ai pleins de petits dessins à leur faire (40, une broutille). J'ai eu le plaisir de dessiner pour la première fois un leprechaun. Vous savez ce que c'est, moi je ne le savais pas.
Sinon, je dois également illustrer des contes corses pour les éditions Nathan. Les textes sont superbes et les histoires m'envoûtent comme un gamin. Je vais me régaler à les illustrer.
Sinon, aujourd'hui, hormis le leprechaun, je vous sors des croquis d'un projet qui n'en est pas un.
Du design de personnages pur jus.:)
Et puis sinon, cours d'anatomie et Cécile 2 et interrogation sur l'avenir.
A+.










jeudi 10 janvier 2013

Bonne année !

C'est parti pour 2013, hop, pas de temps à perdre.
Mes deux applications de cours de dessin "Dessiner, ça s'apprend !" commencent plutôt bien leur petite vie et je planche sur les cours d'anatomie et de perspective. J'espère sortir les deux cette année. Sinon, j'ai fait quatre dessins pour un projet d'exposition de l'association "la porte à côté" à Roubaix sur le thème de la mort et des vanités. Laurent et Élise Houssin (et une bonne dizaine de personnes) s'occupent de cette association à vocation culturelle. Toujours pour participer à cette exposition, j'ai voulu faire quatre portraits de moi-même et ma famille que je comptais utiliser pour une idée. Mais le résultat ne fût pas celui que j'attendais. N'ayant pas construit rigoureusement mes portraits lors de leur réalisation (ouuuh, c'est pas bien !) je me suis logiquement retrouvé avec des défauts de proportions. D'où le côté légèrement caricatural involontaire des portraits.
J'ai donc abandonné l'idée et me suis simplement réjoui d'avoir dessiné quatre portraits dans un style que je n'avais finalement jamais abordé. Un joli hasard donc, que je vous livre ici.
Pour les curieux, les portraits sont réalisés au format A4, au bic cristal noir (pinceau et encre pour les aplats) et il y a un peu de correcteur par endroits, comme d'habitude. :)



lundi 10 décembre 2012

Dessiner, ça s'apprend ! sur l'appstore

L'aventure numérique que Séverine et moi avons entamée, continue : Deux nouvelles applications pour iPad sont disponibles sur l'appstore : Dessiner, ça s'apprend ! 1 et 2 !

Deux applications de cours de dessin. La première traite du croquis d'après nature, comment mesurer un sujet, prendre des repères, construire son dessin et la deuxième aborde le graphisme, l'ombre et la lumière ainsi que l'utilisation des outils.

Elles seront disponibles sous peu pour iPhone/iPod Touch et au format ePub.

https://itunes.apple.com/fr/app/dessiner-ca-sapprend-!-1-hd/id583704688?l=fr&ls=1&mt=8

https://itunes.apple.com/fr/app/dessiner-ca-sapprend-!-2-hd/id583860649?l=fr&ls=1&mt=8